19 mai 2019 - Louvain-La-Neuve


A partir du mois d’août 2019, une vie d’itinérance va débuter. Quittant l’existence sédentaire, je prendrai logis dans une roulotte nommée Raymonde. C’est en clin d’œil à l'un des chats de Serge et Nadia, ce qui permet d’ailleurs de témoigner que les matous sont partout et indéniablement, forment une caste de maîtres du monde ! ฅ( ̳͒ᵕ ˑ̫ ᵕ ̳͒)ฅ❣

Avec Raymonde, je passerai de ferme en ferme afin d'apprendre à cultiver, sur un rythme lent (trois mois par établissement), une géographie courte (principalement le Val de Loire, l'Anjou, le pays Rennais), essentiellement des écolieux et presque sans travail salarié. Beaucoup de partage, de don, de lien social.

Cette micro-construction internet a vocation d’informer mes proches de là où je serai. Chaque article sera structuré avec la date plus le lieu de séjour en entête. Si l’endroit n’a pas vocation à devenir spécialement public, j’indiquerai uniquement le département. Cela facilitera les rencontres et les multiples champs de possibles. Cette structure, volontairement dépouillée, a été conçue afin d’être alimentée par mobile et pour mobile. De ce fait la version écran de pc est un peu baroque, toutefois fonctionnelle. A chaque article un peu long, une scission permet de ne pas devoir se taper les 999 photos, superfétatoires en la plupart des cas.

Les mois de juin et juillet sont pressentis comme brouillons, étant donné que tout cela doit se mettre en place. A chaque difficulté majeure s’étant présentée jusqu’ici, j’ai été soutenu par mes amis, mon frère et par des inconnus, porté par les flots et les vents. Soyez en tous profondément remerciés.

Le premier port d’escale sera à Gesvres, dans la Mayenne, et cela sera donc en août.

13 mai 2019 - Louvain-La-Neuve

Je préfère être et ne rien faire, que faire et ne rien être.
Grégor, volontaire dans un éco-hameau - Masquière, Lot et Garonne.

Que cette citation est belle. Elle est intimement dédiée à mes années de travail auprès d'un employeur toxique qui ne manquerait pas de s'y reconnaître. Soit, tout cela est derrière et désormais terminé. N'y revenons plus.

Cela fait – à quelques jours près – deux mois que je vide le logement. À un rythme irrégulier certes, peu soutenu probablement, mais ça avance. Cette démarche de zéro-déchet et presque zéro-carbone démontre l'effort à fournir : il est immense. Lorsque je dis au détour d'un rapide e-mail : j'arrive dans une demi-heure, je dois encore faire une livraison, Les Åstres me comparent à un dealer de blanche !

C'est en cette démarche que chaque objet prend sa valeur ; l'évaluer non pas en tant qu'encombrant mais en tant que chose qui a une histoire, une valeur, occupé du temps et de l'énergie pour être construite : à qui cela pourrait être utile et comment ? Comme je le redis, tout mettre au container égale si peu de force, face aux incessantes livraisons que j'organise. Encore une fois j'en suis toujours là, c'est dire la montagne. Cela démontre le rapport que l'on a avec l'objet. En virer quatre cinquième n'est pas l'affaire d'une simple formalité. Reste que ça vaut le coup. Amener la démarche à terme a bien évidemment une portée. Soit, j'y suis presque.

Désormais donc, je vois cette Louvain-La-Neuve que je vais quitter. Comme je l'écrivais à Mélø, la seule réelle chose qui va m'en manquer est son hygge à la Belge. Nous nous installons au bord du lac, soit avec le thé soit avec la cara, prenons le temps de vivre et partageons. Nous ne nous connaissons pas, mais qu'en importe ? Nous sommes ensemble, passons du temps au calme et au soleil ; au loin les oies et les bernaches discutent bruyamment. Au fil du hasard organisé ou pas, nous guidons des Erasmus un peu perdus et aux origines lointaines : Corée, Taïwan, Espagne. Qu'ai-je pu me moquer des trois québécoises qui se pognent le cul au bord du lôc !

Puisqu'il s'agit de partir, j'ai choisi de faire 28 photos de cette Louv' que je vais quitter. C'est une douce nostalgie qu'il convient de garder comme de bons moments. Cette ville n'est pas forcément belle, mais elle offre un mode de vie qui fait plaisir à habiter.

29 avril 2019 - Louvain-La-Neuve

Au gré d'une errance sur un site d'informations mainstream, ça se termine quasiment systématiquement par un commentaire dépité : c'est beau, puis l'extinction sans consulter le moindre papier. Cela devient aberrant à force de constater le décalage qu'il peut exister entre leur verbiage semi-publicitaire semi-propagandiste (voyez l'effort prodigué dans la modération des propos) et la vie que l'on mène. On ne se trouve carrément plus sur la même longueur d'onde : ils sont en 5G, on est en légumineuses ?

Même constat désenchanté sur l'aspect global d'internet. C'est l'inondation et elle n'est pas forcément jolie à chaque coin de rue. Entre les GAFA, les commerçants de chaînes, les faux-trucs vides d'hameçonnage, les milliers et milliers de sites d'auto-entrepreneurs, les youtube monétisés de super-bons-conseils-creux, absolument tous veulent ton argent ou tes données personnelles. Quelle ne fut pas la surprise lors de deux malheureux jours de panne d'adblock ; purée, mais internet c'est ça en vrai ? La submersion de popup vendeuses abonnez-vous-promo (tous ou presque) : il reste plus que 22 heures (SFR), voire même 120 personnes consultent cette annonce maintenant (airbnb, booking). Airbnb étant probablement un des pires exemples d'ubérisation de la société, le site se faisant passer pour un très gentil outil de mise en relation, basé sur le social et la confiance. Bein tiens... Du genre Blablacar ou Couchsurfing, même tromperie et guère mieux, mais passons.

Internet provoque à force l'émergence d'un sentiment déprimant. Absolument tout est déjà fait ou tout se voit maculé de commercialisation, de surcroît potentiellement trompeuse. Il suffit de se coller quelques minutes sur insta ou sur gogole images. Cherchez Trolltunga. Internet vous répondra assez prioritairement les sites de masse-tourisme : tripadvisor, allibert-trekking, earthtrekkers, 518 évaluations positives, etc etc ; les volumes payants de banques d'images : 123RF, istockphotos, depositphotos, shutterstock, dreamstime, fotolia, et j'en passe. Insta propose 127.946 photos à peu près identiques (véridique), du violent tourisme de masse au bout du caillou. C'en est à tel point qu'un site spécialisé en répétitions regroupe les photos de masse, toutes identiques, afin de dénoncer la dérive. Un autre site dévoile dans la même veine les instafake (you didn't sleep here). Le tourisme de masse défonce, papier dont l'impressionnante liste fait mal de véracité. Nous sommes responsables.

Face à cette déferlante, on se sent diminué. Quoi que l'on fasse, la diction sur internet ne comporte plus d'intérêt et se retrouve forcément plongée dans une nuée de conséquences négatives : stockage-données en salle serveurs, action pesante sur l'environnement, les autres font forcément mieux, c'est nécessairement déjà fait, voire même passons au pire : ce qui n'est pas encore fait va soit obtenir un succès relativement proche du néant (le plus courant), soit provoquer ce qu'on appelle un 'overtourism'. Allez pour les cas les plus généreux, la production sera reprise dans un faux-ami & bon-ennemi, le miteux Pinterest.

Au beau milieu de cette jungle abjecte se débattent des milliers de micro-entrepreneurs, qui essaient de lancer leur affaire avec une faible illusion de profits, mais aussi et surtout une réalité crue, celle que le milieu du travail devient vraiment difficile. Beaucoup essaient de s'en sortir comme ça, les déchets nauséabonds du milieu étant les influenceurs. En bref sur internet ils ont TOUT marchandisé. Ils ont même réussi à rendre marchand l'amour : "adopte" étant sans détour la détestation maximale.

Ces propos sont peu encourageants. Pourtant dans ce flot mercantile dégueulasse, il se cache des îlots. Ils sont étroits mais bel et bien existants. C'est le plus décrié des réseaux sociaux le plus immonde en soit qui se voit légèrement dévié : l'hideuse hydre à face de bouc. La conception des 'groupes privés' a permis l'émergence de véritables communautés, sans chasse à l'égo démesuré puisque de toute façon c'est privé. Là-dessus, un bon adblock ABP, cumulé à un bon ublock origin, cumulé à un bon ghostery, cumulé à un bon privacy badger, et voilà fb réduit à une purée rampante.

C'est au gré des forums de transition 2030 que je suis arrivé au nomadisme écologique (je déteste écologique parce que ça ramène aux politiques, quelle horreur, parlons plutôt de mésologique : la relation des êtres vivants avec leur environnement). Que tous ces anonymes soient remerciés pour l'aide spontanée qu'ils prodiguent, car internet en venait à faire désespérer. Que cela sorte de fb est franchement ubuesque et une douce revanche.

Ce contexte pousse à ne plus développer. L'émergence graduelle de l'abandon du site tchorski provient de là. Trop d'insta a fini par tuer, tout comme le tourisme de masse tue. A l'échelle de ce que nous visitions, même de faibles pressions avaient de l'impact. Cela pose plus ou moins directement la question du maintien du site morkitu (4,27 gigas de données), voire même la maintenance de cette mini-plateforme ; mais soit, c'est développé pour les amis, point barre.

En cela, tout n'est pas à jeter aux orties, très loin de là. Ce qui est fait est fait, ce qui a été fait le méritait. Reste qu'il faut évoluer. En errance ensoleillée dans Louv', je voyais une pub de magazine féminin (le papier qui sous-entend superficiel, commercial, psychologie, bref on se comprend hein), dont la couverture aurait pu être celle de cent mille autres identiques ; c'est toujours effrayant de voir cette masse disparate de magazines de m dans les librairies de m : qui lit ça ? Des milliers de papiers au rebut ? On s'en douterait quasiment quelque part, sans même plus d'étonnement tant on touche les confins de la déglingue. La couverture titrait "renaître".

Comme évoqué précédemment, j'ai refusé le geste de l'itinérance d'être celui d'une crise, ni d'une renaissance. A la place de renaître, j'ai lu 'se réveiller' et j'ai trouvé ça beau.

La transition va appeler à quitter et je suis très-très nostalgique de Louv'. Pas que d'ailleurs, nostalgique des années Belgique. Ce n'est pas à jeter, ce qui justifie pleinement l'absence de crise ; c'est donc construire une autre chose. L'espérance est une conviction. C'est cette croyance qui fut souvent un peu juste qui a désormais basculé de l'autre côté. Que l'on regarde en arrière ou en avant, ça reste gracieux, et c'est ça qui est important.

Autoportrait collapsologique

Vous êtes nombreux à vous inquiéter pour moi, étant donné que ne sais pas exactement où je serai demain. C’est vrai que prévoyant la première saison, je ne sais pas où je serai localisé à la suivante [précisant qu’objectivement sont prévues quatre fermes par an, elles seront calquées sur le rythme des saisons ; ça permet de respecter les cycles et le rythme de la nature].

Renversons ces paroles, c’est moi qui m’inquiète pour vous.

Parce que vous resterez soumis au travail salarié, une gangrène qui ravage l’existence de certains, selon le plus ou moins de malchance que l'on arrive à éviter (voyez que je ne parle même plus de chance, c'est un peu odieux car nombreux sont ceux qui rêveraient d'avoir un emploi. La souffrance endurée dans le travail salarié m'a fait atteindre un point de non retour). Parce que de manière indifférenciée, vous serez soumis à la politique, à l’administration, aux banques, à la proximité des pesticides épandus insidieusement sur les champs alentours, aux produits manufacturés, au déluge d’ondes électromagnétiques, à l’inhumanité, aux milieux urbains provoquant la grande déglingue et la violence, à la manipulation médiatique se généralisant à vitesse effrayante, promouvant désormais sans pudeur la dictature capitaliste. Oui j’ai peur pour vous.

Vous dites que je suis courageux d’avoir choisi cette vie. Renversons ces paroles. Ce n'est pas courageux, c'est lâche, parce que c’est une fuite, peu grand chose d’autre que ça : baisser les bras, ne pas ouvertement combattre.

L’inquiétude est une ombre. Elle ne va rien changer si ce n’est assombrir un tableau, ce dont personne n’a besoin ; ça empêche de voir la fin du tunnel, voire même de remarquer que le tunnel est agréable en fin de compte.

Le mode de vie adopté va provoquer une pauvreté à multiples facettes. Une pauvreté matérielle surtout et sur tout. Ça sera un peu comme quand on était en bivouac minier – un peu amélioré malgré tout – mais certes beaucoup de choses vont manquer au quotidien. Quelque part tant mieux, c’est un retour à l’essentiel : chaque objet aura sa valeur. Ce sera aussi une pauvreté intellectuelle. Plus de sortie chaque week-end, plus de voyage long-courrier, plus de compte-rendu de dingue. C’est indéniablement un deuil, soit, mais tout doit mourir pour laisser place à autre chose : l’hiver meurt pour laisser place au printemps ; d’ailleurs la symbolique n’est-elle pas de bruler le bonhomme hiver ?

Hormis de s'éloigner de la dérive de la société, qui remplit d’effroi un nombre croissant de personnes, le deuil est de quitter en partie la vie qu’on avait ensemble. Ça, honnêtement, c’est très dur.

Ce qui fait tenir dans cette tempête, c’est la solidarité. On peut résister (comme on peut) à l’aliénation de notre société, n'est-ce pas ce que nous essayons tous un peu de faire ? Il reste ces subterfuges, loin d’être parfaits, tout du moins c’est déjà ça. Cependant l’absence d’humanité c’est mortifère. Combien ça rend heureux de donner, de recevoir, de remercier ? Sans rien attendre, sans rapport de domination, sans sécurité affective : non rien, juste comme ça, sans compulsion, parce que c’est bien à ce moment-là, parce que c’est bienveillant, parce que c’est nécessaire.

Indéniablement le rythme ne sera pas comme avant, un grand cycle s’effondre pour des constructions inédites. Ne nous inquiétons pas et puisons dans la vie tout ce qu’elle peut nous offrir, tout ce que nous pouvons rendre à autrui, ainsi que les moments précieux que nous construirons ensemble.

21 mars 2019 - Louvain-La-Neuve

Déménagement en quelque sorte. Le rapport que l'on peut avoir avec l'objet est purement hallucinant. Je ne suis pas collectionneur, plutôt spartiate, et me voici devant deux tonnes à déménager. Mais sérieusement comment est-ce possible ? C'est là que l'on voit à quel point de stockage on peut arriver au fil d'un glissement quotidien, sans même s'en rendre compte. Qu'en serait-il s'il fallait déménager une maison complète ?

Étant donné que je ne veux absolument rien jeter lors de ce déménagement, la démarche consomme une énergie démesurée. Tout jeter au parc à containers égale un quart d'heure en exagérant à peine. Tout trier et donner égale un mois et encore c'est un minimum. Une quantité colossale de petites choses sont offertes à qui en a vraiment besoin, de manière ciblée. Il est vrai qu'au fil des années, j'avais à ce point récupéré les objets neufs que les gens jetaient à la rue, ça s'était accumulé. Le but est de faire des heureux et autant dire qu'il serait bien que cet objectif soit atteint. Bref, ça déménage ! L'immense majorité est livrée à pieds dans LLN afin de ne pas alourdir le bilan carbone de l'objet.

Dès lors je suis à quelques encablures de ne plus avoir grand chose ; c'est un entraînement pour le futur. Ce dénuement pourrait être considéré comme de la pauvreté volontaire, mais je préfère parler de simplicité. Il est absolument bobo-écolo de procéder de la sorte. Oui effectivement j'en ai les moyens et c'est culpabilisant. La contrepartie la plus juste que j'ai pu trouver en cette démarche est de combler des gens qui sont réellement dans le besoin. Sans être riche non plus, il est clair que chaque geste doit être pesé désormais. C'est donc de la sorte que je l'avance : chaque gramme compte. Puisse mon infiniment modeste contribution porter le monde vers un meilleur. Sans être certain d'un réel gage de réussite, c'est le souhait que je porte en mon cœur.

16 mars 2019 - Louvain-La-Neuve

Actuellement sédentaire à Louvain-La-Neuve en Belgique, j'ai vécu de longues années au sein d'un emploi maltraitant. C'est probablement le sort de beaucoup de monde désormais, j'entends cette souffrance dans d’innombrables témoignages. Chaque jour qui passe dirige lentement notre société vers un comportement odieux, individualiste, déshumanisé, dénué d'altruisme et déconnecté de la réalité. Rien qu'une telle énumération est un coup de massue de plusieurs tonnes ; pour les gens normaux probablement non, mais pour une personne sensible c'est lourd à porter. C'est toxique même.

Après un parcours de cinq mois de recherches, j'ai désormais opté pour une roulotte. La belle naîtra en Ariège durant le mois d'août prochain. Elle me permettra de passer auprès de multiples exploitations agricoles éloignées de peu de distance : travailler la terre, aimer la terre, avoir un travail raisonnable. Oui certes, je suis incapable de démarier des carottes, mais déterminé à apprendre. Le nomadisme sera en quelque sorte un rêve qui se réalise. Bourré de désillusions et de difficultés, je n'en disconviens pas, mais au moins la vie sera humaine, généreuse, altruiste, respectueuse ; autre énumération, mais qui elle porte le cœur vers le haut.


Un peu comme tous les collapso, j'ai lu Pablo Servigne, écouté Anthony Brault, bu les paroles de Cyril Dion sur la revue Next. Oui il est très tard, oui il sera difficile de contredire quelqu'un qui affirmera qu'il est trop tard. En attendant les médias se concentrent sur le fait que Greta Thunberg est Asperger. Que peut-on en avoir à secouer si tant est que ses paroles sont justes ? Le décalage devient de plus en plus difficile à soutenir, des fois on a l'impression que c'est un fossé et ça invite à se décourager. C'est dur, mais il ne le faut pas abandonner.

En cet instant clé, j'avais tout sous la main pour effectuer librement le choix du nomadisme, quitter mon mode de vie égoïste et destructeur de ressources. C'était le moment. C'est dur, ça fait très-très-très peur, mais c'est maintenant. Ça rend heureux en fait. Ça fait comme si le sang de la vie se vidait de ses toxines. Il m'est dit : tu es en difficultés, occupes-toi de toi-même. Soit, oui, mais si je m’occupe de toi, je m’occupe de moi, parce que je suis radieux que tu sois heureux.

Il reste de tout cela le ressenti – presque un gâchis – qu'on est vide de sens quand on n'est pas à sa place. Louvain-La-Neuve a été et reste d'ailleurs une ville entraînante. Ville utopique, c'est un lieu un peu décalé même s'il reste bourré de contradictions. C'est avec regret que je mets les voiles. En même temps, je crois que le travail salarié a fait beaucoup de mal et en ce lieu, ma place n'était plus. Photo : Louvain-La-Neuve lors d'un don-livraison dans l'après-midi. C'est un signe !

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