18 juillet 2019 - Gesvres



Pour rien au monde revenir en arrière.

Je suis arrivé à Gesvres dimanche passé. C’est une ferme tenue par une artisan-fromager : Genny. Le site est allié à un écolieu tenu par Gwénaëlle. Sur le site de la ferme sont élevés poules et poussins, canards, oies, dindes, brebis, chèvres, porcs laineux. A l’écolieu, les terres sont vouées à la permaculture. Du transit est réalisé entre les deux terrains, séparés de 600 mètres, afin que les chèvres puissent brouter les abords de chemins, et qu’elles pâturent dans des terres nettement plus humides du fait de la petite rivière Ornette.

Tout est réalisé à l’ancienne, dans le but de respecter la nature. Dès lors, les chèvres sont traites à la main, les fonds de poulailler sont tapissés de fougères dans le but d’éloigner les poux. Un peu tout est comme ça, grande simplicité sans grand tralala, non pas contre la nature mais avec la nature. On travaille toute la journée de 6h30 – de bonne heure pour la lactation – jusqu’à 22 heures. On s’arrête beaucoup au milieu, et régulièrement d'ailleurs, mais on reste toujours ensemble. C’est une ambiance « social et entraide ». Si la fin du monde se profile comme ça, et bien ce sera sympa. Nous sommes ce que nous construisons.

J'ai mis une heure et quart pour rédiger ce bazar. En pleine zone blanche gsm, ça fait du défi étrange : mettre cent cinquante plombes pour ce qui se faisait en 30 secondes avant. Habitué à pomper du film à 4 mégas seconde, je suis heureux ici si j'arrive à choper... 100 kilos octets à la minute. Bon bref, trêfle de plaisanterie comme dirait un lapin dans un carré de luzerne, tout va bien, et ça fait déjà tellement de bien.



C'est l'occasion de partager avec vous une ambiance sonore extrêmement riche, passant des discours tenus par les animaux jusqu'à notre simple environnement naturel. Il sort de cette construction sonore une émotion certaine, car en somme il est retranscrit un attachement profond à ce mode de vie.






















Archives du blog