9 juillet 2019 - Maintenon (fr), Mont-St-Guibert (be) - Dans la tornade

L'au revoir à la vie sédentaire, passage des clés, symbole de la porte ouverte vers un ailleurs.

En plein cœur du cyclone, texte rédigé depuis Namur, itinérant et d'une certaine manière, non loin d'être chaviré par les évènements. Tout se passe bien, malgré une forte vulnérabilité. L'épisode 1 était la préparation, l'épisode 2 est désormais le passage à l'action. La déconstruction s'est assez bien passée, la recontruction est quant à elle relativement difficile.

Emotionnellement, c'est un bombardement permanent ; le moral oscille entre l'euphorie des petites réussites, le bord des larmes à la moindre difficulté. C'est extrêmement fragilisé que j'avance. Une fois encore et force de répétition oblige, les soutiens des amis sont précieux, voire cette fois-ci indispensables. L'administratif fait ballotter et on se sent jeté dans une mer déchainée, minuscule fétu de paille, dérisoire : vraiment petit en somme. Sans les amis c'était trop dur.

Reste que ça marche, enfin, pour l'instant. Puisse cela s'achever sans trop tarder, sans trop d'embuches, pour enfin de concentrer sur l'essentiel de cette vie future.

Le poids carbone de l'entièreté de cette fin de démarche est 40,8 kg. Ca va en faire des arbres à planter... Soit, il faut assumer et ça le sera.

Les gens me disent que je suis courageux de faire tout ça. Puisse cette approche être intègre, c'est sûr, qui n'en rêverait pas, mais puisse-t-elle aussi signifier qu'elle est collective avant d'être banalement individuelle. Du point A au point Z, cela aura nécessité – du plus vraisemblable – la somme de mille actions. Combien de gens ont été impliqués, d'émetteurs, de receveurs ? Sans vous pas grand chose de solide, et sans les personnes qui m'ont aidé au plus près, moralement j'aurais été une bouillie. Que ces phrases soient un simple témoignage de remerciement poignant.

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